Interview d'Emma, développeuse et intégratrice WordPress Elementor

Ce mois-ci, nous mettons également à l'honneur Emmanuelle Usclat, développeuse et intégratrice WordPress chez Novius.

En presque 10 ans, elle a construit un poste bien à elle et nous raconte comment !

Tu es chez Novius depuis presque 10 ans... c'est rare dans ce secteur ! Qu'est-ce qui fait que tu es restée ?

Honnêtement, je m'y sens bien, c'est aussi simple que ça. 

L'équipe, l'ambiance, la diversité des projets et des missions qui font que je m'ennuie jamais vraiment… mais surtout, je crois que ce qui m'a fait rester, c'est que Novius m'a aidée à construire mon poste plutôt que de m'imposer un moule. 

On m'a laissée évoluer là où j'étais utile et là où j'avais envie d'aller, et ce n'est pas donné à tout le monde dans ce métier.

Comment ton poste a-t-il évolué au fil des années ? Tu es arrivée avec quel rôle, et où en es-tu aujourd'hui ?

Je suis arrivée en stage / alternance, et de fil en aiguille j'ai pris en charge de plus en plus de choses, en commençant par la gestion de projet. Aujourd'hui, je touche à pas mal de choses : du dev low-code WordPress-Elementor, un peu de dev « pur », du suivi client, de l’intégration de contenus, du SEO et de l’accessibilité...  

Je fais un peu le pont entre la technique et la gestion de projet. Le poste s'est construit avec moi, en fonction des besoins de la boîte et de ce qui me plaisait.

Tu as la réputation de savoir tout faire chez Novius, comment décrirais-tu ton rôle à quelqu'un de l'extérieur ?

On m’appelle souvent le couteau suisse, oui. 

Mon métier c'est de trouver des solutions : prendre une idée (qu'elle vienne d'un client, d'un graphiste ou d'un chef de projet) et la transformer en site qui marche. Ça veut dire coder, intégrer, débugger, mais aussi parfois cadrer le besoin avec le client, traduire en specs, et anticiper les problèmes avant qu'ils arrivent. 

J’adore toucher à tout, apprendre de nouvelles choses, et le monde du web est parfait pour ça, parce qu’il évolue vite et nécessite d’être toujours à la page.

À quoi ressemble une semaine « normale » pour toi, si tant est qu'il en existe une ?

Ça n’existe pas, et c'est ce qui me plaît : pas de routine, que des surprises. 

Une semaine type, ça pourrait être jongler entre 4 ou 5 projets à différents stades : un chantier de fond où j’intègre le nouveau site, un bug à investiguer chez un client de longue date, une mise en prod à organiser, des specs à relire, et toujours une demande imprévue qui tombe. 

Avec autant de casquettes, comment tu t'organises pour ne pas te disperser ?

Honnêtement, c'est un combat permanent. 

J'ai mes outils, mes habitudes, mes listes, mais le vrai truc, c'est d'apprendre à dire « là je suis sur ce projet, le reste attendra une heure ». Et accepter que tout n'avance pas en parallèle au même rythme.

Après toutes ces années à travailler avec WordPress et Elementor, quel regard portes-tu sur ces outils ? Ce qui t'agace autant que ce qui te convainc.

C'est une histoire d'amour-haine assumée. 

WordPress, ça reste un outil incroyable pour livrer vite des sites qui correspondent vraiment au besoin du client, avec une vraie autonomie côté admin pour la gestion des contenus. 

Elementor, c'est puissant et ça permet de faire des choses très propres visuellement quand on sait s'en servir. 

Mais les deux ont leurs travers : on tombe vite dans des combinaisons de plugins qui se marchent dessus, des updates qui cassent, des comportements qu'on comprend pas tout de suite. Ça oblige à connaître l'écosystème vraiment en profondeur, et à savoir parfois mettre les mains dans le code quand l'outil ne suffit plus.

Tu as vu beaucoup de projets passer, quel type de projet te donne encore envie de te lever le matin ?

Deux choses, et idéalement les deux en même temps : du défi technique et du sens. J'adore les projets complexes : les architectures un peu ambitieuses, les CPT, les relations entre contenus, les trucs où il faut vraiment réfléchir à la structure avant d'attaquer. 

Et j'ai un faible pour les projets culturels : quand on travaille pour un musée, un lieu, une asso qui porte quelque chose, on sent qu'on participe à un truc qui dépasse le simple site web. Quand les deux se rencontrent, un projet culturel exigeant techniquement, là je suis vraiment à ma place.

Le web a beaucoup changé depuis que tu as commencé. Qu'est-ce qui a vraiment changé dans ta façon de travailler ?

Beaucoup de choses. 

Les outils, évidemment : on est passés du tout-code à des écosystèmes où le low-code et le no-code prennent une vraie place, et l'IA est venue s'ajouter comme un copilote du quotidien. Les attentes aussi : aujourd'hui, un client veut un site rapide, accessible, responsive, bien référencé, sécurisé, mis à jour, et facile à administrer. 

Toutes ces dimensions n’étaient pas forcément traitées au même niveau il y a 10 ans. Ce qui a changé dans mon rythme, c'est qu'on doit être beaucoup plus polyvalent, toucher à plus de couches du métier, mais ça me convient bien.

Est-ce qu'il y a des compétences que tu as développées chez Novius que tu n'aurais jamais imaginé acquérir au départ ?

Toutes, en fait. 

Je viens d'une formation littéraire, avec très peu de bagage technique, et je suis arrivée chez Novius en tant qu'assistante cheffe de projet, pas du tout sur un poste de dev. Tout ce qui constitue mon métier aujourd'hui (l'intégration, le code, WordPress, Elementor, le débug, l'architecture d'un site), je l'ai appris ici. 

Quand je regarde en arrière, c'est presque vertigineux : si on m'avait dit à l'époque que dix ans plus tard je développerais des sites en entier, je crois que je n’y aurais pas cru. C'est probablement ce dont je suis la plus fière, et c'est aussi la meilleure preuve de ce que je disais avant : Novius m'a laissée construire mon poste, et m'a fait confiance pour aller piocher des compétences là où j'en avais besoin.

En dehors du boulot, tu es impliquée dans plusieurs associations, c'est quoi le fil rouge entre tout ça ?

Le collectif. Construire du lien. Que ce soit avec mon association qui organise des évènements musicaux, ou avec mon autre association qui sonorise des évènements musicaux et culturels, ce qui me fait avancer c'est de fabriquer des trucs avec des gens, pour des gens. 

Faire exister des moments, des espaces, des projets qui n'auraient pas existé sans qu'on s'y mette à plusieurs. C'est une autre façon de bâtir que celle du boulot, mais au fond la logique est la même : assembler des compétences, des envies et de l'énergie pour qu'il en sorte quelque chose de tangible.

T'as l'air d'être quelqu'un qui ne s'arrête jamais, c'est une force, une nécessité, ou un peu les deux ?

Un peu les deux, je ne vais pas mentir. 

Une force, parce que je suis pleine d'énergie, ce qui me permet de m'investir dans plein de choses qui me passionnent. Une nécessité, parce que je fonctionne comme ça : j'ai besoin d'avoir plusieurs trucs en cours, des contextes différents, des gens différents : c'est ce qui me nourrit. 

Mais j'apprends, doucement, à mieux doser. À me dire que ralentir ou ne pas faire, c'est aussi un choix qui peut être bon. C'est probablement le chantier des dix prochaines années.

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